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Aborder un sujet sur « Les Jeunes, le Travail et la Bible » est aujourd’hui une question qui se situe au cœur de nos préoccupations et qui nous pousse à nous demander ce qu’en dit la Bible. Car à la loi et au témoignage, si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple, dit le prophète Esaïe (Es.8.20).
La Bible nous révèle que dès le commencement, Dieu avait créé et placé l’homme dans un environnement où ce dernier devait se mettre directement au travail. Dans Genèse 2.15, la Bible dit : « L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder ». Cultiver et garder l’Eden, Dieu pouvait le faire lui-même, voire ordonner aux Anges de le faire.
Déjà avant la création de l’homme, nous voyons Dieu, par sa parole, faire produire la terre de la verdure, de l’herbe portant de la semence. Et des arbres donnaient des fruits par les « Ainsi dit Dieu ». Mais le désir suprême de Dieu était de voir l’homme « créé à son image » travailler aussi comme Lui.
Dès le premier livre de la Bible, au premier chapitre, au premier verset, à la première phrase, nous voyons Dieu à l’œuvre. Voilà un exemple à suivre. Beaucoup de serviteur de Dieu dans la bible ont eu leurs vocations pendant qu’ils étaient à l’œuvre. Nous pouvons citer le cas de Néhémie, Prophète Amos, Prophète Elisée, Roi David, Apôtre Pierre, Apôtre Paul,…
En outre, comprenons par là que le travail ne résulte pas du péché d’Adam et Eve pour être considéré comme une punition ou un châtiment. Bien avant la chute, dans Genèse 2.15 que nous venons de lire, nous voyons Dieu confier le travail à l’homme.
C’est seulement dans Genèse 3 que la chute intervient, c’est bien après que Dieu ait invité l’homme au travail. Certes, le salut par la grâce au moyen de la foi en Christ démontré dans la nouvelle alliance n’exclut pas le travail. Et sur ce point, Apôtre Paul était catégorique à l’égard des Thessaloniciens lors qu’il leur disait que si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus (II Thes. 3.10).
L’église ou le monde n’a pas besoin de gens dont les bras sont croisés en attendant la manne du ciel comme s’ils vivaient dans le désert sous l’égide de Moïse. Demandons à Dieu de bénir notre travail, mais ne lui demandons pas de travailler à notre place. Ne pas accepter de travailler va à l’encontre de la nature de l’homme fait à l’image et à la ressemblance d’un Dieu travailleur.
La jeunesse actuelle est dotée de nouvelles initiatives, bourrée de bonnes idées à mettre au bénéfice de la société et de l’église. C’est une jeunesse porteuse des visions comme le prophète Joël l’avait annoncé (Joël 2.28). Et il faut noter que ces visions là ne sont pas seulement sur le plan charismatique, mais aussi sur le plan professionnel. C’est ainsi que nous les jeunes, nous sommes sensés travailler pour contribuer tant au développement de l’église que de la société dans laquelle nous évoluons. Les jeunes, nous sommes les véritables vecteurs de changement. Ceux qui contribuent plus au progrès technologique aujourd’hui sont tous jeunes.
Quand nous disons « travailler », ce n’est pas seulement être engagé dans telle ou telle entreprise. Mais aussi créer, entreprendre. J’ai toujours apprécié ce slogan publicitaire d’une société des télécoms qui dit ceci : « Certains cherchent le bonheur, d’autres le créent ». Nous avons besoin de jeunes créateurs qui travaillent avec un Dieu créateur. Si certains cherchent le bonheur, le travail,…nous sommes invités à les créer.
Créons avec le peu de moyens que nous disposons, prenons les initiatives qu’il faut, risquons. « On ne s’enrichit pas forcement en travaillant au compte d’autrui », dit un homme de Dieu. Et ne travaillons jamais chez autrui jusqu’à devenir complètement épuisé. Gardons aussi l’énergie pour nos propres entreprises.
Jeunes, mettons-nous au travail, car « Tout travail procure de l’abondance, mais les paroles en l’aire ne mènent qu’à la disette » dit Prov. 14.23
Pathy Situazola Makanga |